PROFILS | Publié : juillet 2020

Une reconnaissance nationale pour le diplômé Guillaume Marcotte

guillaume marcotte

Guillaume Marcotte

Guillaume Marcotte était déjà bien habitué à faire de la recherche historique pour son plaisir quand il a choisi le programme de maitrise en études canadiennes et interculturelles de l’USB. Son sujet de prédilection : les Freemen et l’émergence des Métis dans l’Ouest canadien. « L’étude des Métis est un sujet plutôt controversé entre anglophones et francophones », souligne-t-il.

En 2018, il a soutenu son mémoire de maitrise intitulé De Freemen à Métis : une ethnohistoire des gens libres dans la traite des fourrures entre la Baie James et Montréal au XIXe siècle. Un travail qu’il a pu accomplir grâce à des bourses en provenance du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du gouvernement fédéral, du Fonds de recherche du Québec - société et culture (FRQSC) et de l'Université du Manitoba.

Dans la foulée de sa soutenance, l’étudiant obtenait déjà une première reconnaissance locale : une médaille d’excellence de l’USB pour son travail.

Mais Guillaume Marcotte ne s’est pas contenté de ses recherches pour son mémoire. Alors étudiant de maitrise, il explique avoir aussi entamé une collaboration sur l’écriture d’un ouvrage initié par Sébastien Malette, professeur agrégé au Département de droit et d'études juridiques de l'Université Carleton à Ottawa.

« Sébastien Malette avait lui aussi un intérêt pour l’histoire des Freemen et des Métis, mentionne le chercheur. Quand il a pris connaissance de mon travail, il m’a approché et on a discuté. L’idée de collaborer en vue d’un livre est rapidement venue. Lui-même travaillait déjà en collaboration avec Michel Bouchard, professeur titulaire au Département d’anthropologie de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique. »

À eux trois, ils ont donc co-écrit l’ouvrage Les Bois-Brûlés de l’Outaouais - Une étude ethnoculturelle des Métis de la Gatineau. Un sujet d’autant plus intéressant pour l’étudiant bonifacien qu’il s’est « rendu compte de la présence de nombreuses familles métisses dans l’Outaouais qui n’avaient jamais été étudiées ».

À ce livre, Sébastien Malette a apporté son approche légale; Michel Bouchard, son expertise anthropologique; et Guillaume Marcotte, ses connaissances en matière de recherches d’archives de famille et en histoire-géographie. « Même si chacun d’entre nous avait sa spécialité, on n’a pas hésité à se prêter aux disciplines des autres », précise ce dernier.

Pour sa part, Guillaume Marcotte tirait son expertise de ses recherches pour son mémoire. Il a en effet « parcouru des documents d’archives de la compagnie de la Baie d'Hudson qui attestent de la présence de Freemen dans l’Ouest. J’ai aussi rencontré des aînés métis pour qu’ils me racontent leur histoire, car une partie de l’histoire métisse n’est qu’orale ».

C’est cet ouvrage écrit à trois qui est aujourd’hui lauréat d’un Prix du Canada, volet francophone, décerné par la Fédération des sciences humaines. Les prestigieux Prix du Canada, qui sont décernés dans les deux langues officielles, honorent les meilleurs ouvrages d’érudition en matière de sciences humaines et sociales, en anglais et en français. Des œuvres qui contribuent de façon exceptionnelle au progrès du savoir et de la vie sociale et intellectuelle au Canada. Une reconnaissance nationale de haut calibre pour ce diplômé de l’USB!

 

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