La 4e édition du colloque du Groupe de recherche et d’intervention sur le bien-être en milieux éducatifs (GRIBEME), tenue le vendredi 5 juin dernier à l’USB, a réuni le milieu de la recherche, la population étudiante et des membres des milieux éducatifs autour du thème « Réfléchir au bien-être en milieux éducatifs : entre résilience, identité et justice sociale ».
Le colloque, qui se distingue des colloques plus traditionnels, où les discussions sont souvent davantage centrées sur les aspects méthodologiques de la recherche, permet de faire émerger de nouvelles idées et de développer de nouveaux partenariats de recherche, en laissant une place centrale aux échanges.
« Tout de suite, on arrive à avoir une conversation sur ce pour quoi l’on fait la recherche, c’est-à-dire essayer de répondre à un besoin du milieu. On explore avec les personnes présentes des pistes de solution, on réfléchit plus loin », observe la professeure Marie-Élaine Desmarais, coorganisatrice du colloque.
Le bienêtre comme projet collectif
La professeure Danielle de Moissac, aussi coorganisatrice du colloque, observe que les membres de la communauté de recherche de l’USB s’intéressent de plus en plus aux enjeux liés au bienêtre et à l’éducation. Cela a été l’élément déclencheur pour faire réunir des expertises à travers le GRIBEME, et créer un espace commun de réflexion et de collaboration.
« On appelle ça un colloque, mais c’est surtout un contexte très convivial, où les conversations ont tout leur espace. »
Danielle de Moissac, coorganisatrice du colloque du GRIBEME
Depuis leurs premières recherches sur le bienêtre, les deux professeures ont pu constater des avancées, mais soulignent la nécessité de poursuivre les efforts : « Le bienêtre est l’affaire de tout le monde, chacun devrait s’y sentir concerné », affirme Marie-Élaine Desmarais.
C’est dans cet esprit que le groupe a mis en place un colloque annuel visant à rassembler les personnes qui s’intéressent à ces enjeux et à favoriser le dialogue entre la recherche et le terrain.
« On appelle ça un colloque, mais c’est surtout un contexte très convivial, où les conversations ont tout leur espace », explique Danielle de Moissac.
Accompagner la relève
Dès ses débuts, le GRIBEME a été pensé pour permettre à la population étudiante de prendre part à la recherche. « Comme professeures, notre rôle est d’encadrer et d’accompagner nos étudiantes et étudiants, mais aussi de les former à la recherche, explique Marie-Élaine Desmarais. Le GRIBEME leur offre l’occasion de célébrer le travail accompli, de partager ce qu’ils ont compris et appris, et de mettre en valeur les contributions qu’ils apportent. »
Pour Danielle de Moissac, le colloque constitue aussi une première expérience de diffusion scientifique dans un environnement bienveillant. « Lorsque j’étais étudiante, j’avais une véritable peur de présenter mes travaux devant un public, confie-t-elle. Le GRIBEME permet à une personne de faire ce premier pas dans un cadre rassurant, sans se sentir intimidée par les personnes expertes. »
Les deux professeures rappellent également l’importance de soutenir la relève francophone en recherche. « Si nous-mêmes, en tant que francophones, n’étudions pas les réalités francophones, alors qui va le faire?, s’interroge Danielle de Moissac. Il faut encourager la recherche et continuer à faire durer la conversation. »
En soutenant des initiatives comme le GRIBEME, l’USB favorise la recherche en français, renforce les liens entre le milieu universitaire, sa population étudiante et la communauté francophone en contexte minoritaire, et contribue à l’avancement des connaissances.