« Cette chaire est une belle reconnaissance du travail qui se fait déjà à l’Université de Saint-Boniface sur les francophonies. C’est aussi une occasion de créer de nouvelles synergies de recherche »
Étienne Rivard, titulaire de la Chaire Senghor sur les imaginaires francophones
Une synergie de recherche
Professeur agrégé au département de sciences humaines et sociales de la Faculté des arts et de la Faculté des sciences (FAFS) de l’USB, Étienne Rivard devient titulaire de la nouvelle Chaire Senghor sur les imaginaires francophones. La Chaire permettra de développer de nouvelles collaborations autour des diverses façons dont les francophonies se construisent sur les plans social, culturel, géographique, migratoire et littéraire.
L’USB rejoint ainsi le Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie, créé afin de favoriser la recherche sur la francophonie et de tisser des liens entre les francophonies à travers le monde. ,
« L’intégration de l’USB au Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie permettra de renforcer les collaborations déjà établies et d’en développer de nouvelles. C’est une reconnaissance en même temps qu’une occasion de visibilité pour la recherche sur la Francophonie à l’USB », affirme Jean-Christian Pleau, le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche.
Les imaginaires francophones
Étienne Rivard définit l’imaginaire comme la « somme des représentations mentales qui permettent d’appréhender le monde réel ». La Chaire abordera cette notion selon une approche pluridisciplinaire sensible aux différentes échelles géographiques et à l’évolution historique des espaces francophones.
Elle étudiera plus particulièrement le rôle des imaginaires selon trois axes complémentaires : dans la construction historique des espaces francophones, dans les dynamiques sociales, culturelles, migratoires ou politiques qui les façonnent aujourd’hui, et dans la manière de concevoir la francophonie de demain.
« L’imaginaire est aussi une dimension au cœur de la manière d’être francophone. Léopold Sédar Senghor a lui-même beaucoup œuvré à la construction de l’imaginaire de la francophonie mondiale, autant sur le plan intellectuel que sociopolitique », ajoute Étienne Rivard.
Faire vivre la recherche
« L’obtention de cette Chaire permet de poursuivre la recherche sur les francophonies et encourage la relève à contribuer à son développement », souligne le nouveau titulaire de chaire.
Plusieurs membres du corps professoral et de la communauté de recherche de l’USB seront associés à la Chaire, ce qui permettra aux expertises issues des sciences humaines et sociales dont la littérature, la linguistique, l’histoire et la géographie, de s’entrecroiser.
Les collaborations se traduiront également par des séries d’activités d’animation et de diffusion scientifiques, notamment par l’entremise de l’Acfas-Manitoba et du groupe de recherche Brésil, Canada et Europe francophone (BRACEF), mais aussi par la poursuite de la Conférence Robert-Painchaud, conférence scientifique annuelle créée par Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les circulations et les communautés francophones.
Sur le plan pédagogique, l’USB, sous la responsabilité d’Étienne Rivard, prévoit le développement de deux nouveaux cours consacrés aux imaginaires francophones, dont un cours avancé en géographie « Géographie imaginaire et francophonie », ainsi qu’un cours offert dans le programme de maitrise en études canadiennes et interculturelles « Imaginaires des espaces francophones. » Deux étudiantes à ce programme de l’USB seront également associées à la Chaire.
Avec ces initiatives, la Chaire Senghor sur les imaginaires francophone vise à faire de l’USB un carrefour de recherche et d’échanges sur les francophonies.