Fort de plus de vingt ans d’expérience dans le milieu universitaire et d’une connaissance approfondie des réalités de l’enseignement et de la recherche en contexte minoritaire, M. Brahim El Fadil assume la fonction de nouveau doyen de la FAFS depuis le 1er aout.
Un profil pluriel à la croisée des disciplines
Détenteur d’une maitrise en génie physique de l’École Polytechnique de Montréal, ainsi que d’un doctorat en didactique des sciences et des technologies de l’Université de Sherbrooke, le parcours de M. El Fadil se situe à la croisée des disciplines scientifiques et des sciences humaines et sociales, faisant de lui un candidat tout désigné pour occuper le poste de doyen de la FAFS.
« Ce rôle au sein de la FAFS s’inscrit naturellement dans mon parcours. La diversité de mes expériences et de mes champs d’expertise me permet d’analyser une situation sous plusieurs perspectives afin de prendre une décision éclairée », affirme-t-il.
Un parcours marqué par les contextes minoritaires
Né au sein d’une communauté berbère au Maroc, M. El Fadil a grandi dans un contexte linguistique minoritaire, une réalité qui continue d’influencer son parcours et ses travaux. « Le contexte minoritaire m’identifie », résume-t-il.
En Abitibi, au Québec, Brahim El Fadil a notamment enseigné auprès des Premières Nations, une expérience qui l’a amené à tisser des liens et à développer des projets de recherche.
« C’est ma relation avec les autochtones qui m’a amené à visiter les communautés et établir des contacts avec les Ainés. Cela m’a permis de commencer à faire des projets de recherche avec la communauté. »
Ses travaux portent notamment sur la place des sciences et des mathématiques dans les savoirs autochtones, afin de mettre en lumière leurs connaissances scientifiques souvent peu reconnues comme telles.
Son parcours l’a également mené en Chine, où il y a enseigné la physique pendant deux ans. Sa compréhension approfondie des réalités propres aux communautés minoritaires et sa sensibilité aux enjeux d’identité, de langue et de culture lui permettent d’apporter à l’USB une expertise riche continuant à nourrir la mission de l’USB.
Continuer à faire lien
Son rôle au sein de la FAFS, M. El Fadil le voit comme une occasion d’approfondir les liens déjà établis au sein de l’Université et des différentes communautés qui l’entourent. Cette volonté d’ouverture s’accompagne d’une conviction qu’il souhaite transmettre à la communauté universitaire : « J’approche autrui d’un point de vue épistémologique, explique-t-il. J’entends par là que je considère que chaque personne connait quelque chose que je ne connais pas moi-même et qu’en interagissant avec elle, je vais faire un nouvel apprentissage. Je souhaite partager ce point de vue avec la communauté de l’USB », conclut-il.