À travers l’écoute, le dialogue et l’apprentissage continu, l’Université de Saint-Boniface souhaite continuer, avec humilité, son cheminement de vérité et réconciliation.
Cette démarche se veut respectueuse, authentique et portée par l’ensemble de sa communauté éducative.
Réseau des Ainés
Dans sa volonté de cultiver un milieu accueillant, bienveillant et propice à l’épanouissement de toutes personnes, l’Université de Saint-Boniface est fière d’offrir à sa communauté accès à la sagesse et aux connaissances d’un réseau d’Aînés et d’Aînées métis. Au sein des communautés autochtones, le titre d’Aîné ou d’Aînée est accordé aux personnes reconnues pour leur parcours de vie, leur compréhension approfondie des enseignements traditionnels, des pratiques culturelles et des cérémonies, ainsi que pour leur générosité à transmettre ces savoirs aux autres. Leur présence nous rappelle l’importance de l’écoute, du respect, des relations et de l’apprentissage tout au long de la vie.
Par le partage de leurs enseignements, de leur expérience et de leur culture, les membres du Réseau des Aînés métis contribuent au dialogue, à la réflexion et au cheminement de vérité et réconciliation au sein de l’Université de Saint-Boniface. Ils offrent à la communauté universitaire des occasions précieuses d’apprendre, de tisser des liens et d’approfondir sa compréhension des réalités, des histoires et des savoirs autochtones. ç
Tout au long de l’année scolaire, les Aînés et Aînées accordent généreusement de leur temps et de leur présence à l’USB. Chacun et chacune apporte sa propre perspective, son parcours et ses enseignements, enrichissant ainsi l’expérience de notre communauté.
Nous vous invitons à faire leur connaissance et à apprendre de leurs précieux enseignements.
Dolorès Gosselin
Dolorès s’identifie comme une grand-mère, terme qui, pour elle, a un sens particulier. « Ce n’est pas nécessairement parce que tu as des petits-enfants que tu es une grand-mère, dit-elle d’un ton souriant. Être grand-mère, c’est avoir une certaine sagesse et un talent précis.»
Métisse et citoyenne de la Nation métisse de l’Ile de la Tortue, Dolorès Gosselin est une raconteuse qui pratique le tambour. Elle anime d’ailleurs des cérémonies pour ceux et celles qui souhaitent retrouver la paix et la sérénité. Détentrice d’une maitrise en éducation du Collège de Saint-Boniface, elle prend plaisir à partager ses connaissances et son histoire, car, selon elle, « ces leçons de vie permettent de trouver des façons d’interagir avec l’environnement et de devenir meilleurs. »
Dolorès souhaite transmettre son héritage métis à la prochaine génération. « Je veux transmettre la beauté de cette culture autochtone. C’est une culture qui respecte la terre et la nature. »
David Dandeneau
C’est à l’USB que David Dandeneau a obtenu son baccalauréat ès arts et son certificat en éducation, avant d’y revenir pour établir le Bureau de développement ainsi que l’Association des anciens et anciennes (devenu le Réseau des diplômés), une expérience professionnelle qui a duré 20 ans. « Une grande partie de mon expérience est ici… J’ai eu la chance de connaitre la culture universitaire et de connaitre l’ascension de l’Université. »
Originaire de Fisher Branch, au Manitoba, David Dandeneau a fréquenté le Collège de Saint-Boniface alors qu’il connaissait très peu la langue française et qu’il ignorait encore l’existence de ses ancêtres francophones. Malgré la discrimination vécue par les francophones à cette époque, David s’est intégré volontairement à la communauté et a appris le français. Dans ses souvenirs, son père lui mentionnait qu’il avait des racines non seulement francophones, mais aussi métisses. Pour David, à l’époque, cela n’avait pas une grande signification.
Aujourd’hui, David a confiance qu’il pourra bien transmettre ses connaissances sur l’autochtonie à la population étudiante et aux membres du personnel, et bien sûr les accompagner dans la conquête de leurs origines. « Il y a des choses que nous pouvons mettre en place ici pour aider les gens à découvrir leur héritage familial. »
Dée-Anne Vermette
Aînée métisse de la Rivière Rouge, Dée-Anne Vermette s’implique depuis de nombreuses années dans la promotion de la culture, de l’éducation et du patrimoine métis.
Éducatrice de carrière, elle a consacré plus de 30 ans à l’enseignement et au développement de l’éducation en français au Manitoba. Tout au long de son parcours, elle a cherché à partager et à transmettre les savoirs, les valeurs et les traditions métisses aux prochaines générations.
Par son engagement sincère, sa générosité et son profond respect de sa culture, Dée-Anne Vermette continue d’apporter une contribution précieuse à sa communauté et au rayonnement de la culture métisse.
Semaine de la vérité et de la réconciliation
À l’approche du 30 septembre, les membres de la communauté de l’Université de Saint-Boniface sont invités à prendre part à un moment important de mémoire, de réflexion et d’apprentissage.
La Semaine de la vérité et de la réconciliation offre à la communauté universitaire des occasions de mieux comprendre les réalités, les histoires, les cultures et les savoirs autochtones, dans un esprit d’humilité, d’écoute et de respect.
Tout au long de la semaine, différentes activités sont proposées sur le campus afin de favoriser le recueillement, le dialogue et l’apprentissage. Ces moments peuvent prendre la forme de cérémonies, de rencontres avec des Aînés et des Aînées, de conférences, de discussions, d’activités créatives, de projections de films, d’expositions ou encore d’expériences de partage autour de traditions et de savoirs autochtones.
L’Université encourage également les membres de sa communauté à participer aux événements organisés ailleurs dans la collectivité. Ensemble, ces occasions nous rappellent que la vérité et la réconciliation exigent une démarche continue, portée par l’écoute, la relation, la responsabilité et l’engagement à apprendre les uns des autres.
Vérité et réconciliation
veritereconciliation@ustboniface.ca