NOUVELLES ET ÉVÈNEMENTS | 4 mai 2021

Une subvention pour mieux comprendre le décrochage enseignant

Marie-Élaine Desmarais, professeure et chercheuse à l'USB.

La professeure et chercheuse Marie-Élaine Desmarais étudiera le décrochage des enseignants et enseignantes grâce à une subvention de l'ACUFC. 

 

Une subvention a été attribuée à la chercheuse Marie‑Élaine Desmarais par l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) pour une étude qui portera sur l’intégration et la rétention du personnel enseignant.

L’étude est issue d’un projet pancanadien intitulé Objectif 2036 : l’enseignement du français, une pièce maîtresse de la dualité linguistique au Canada initié par l’ACUFC, qui, pour sa part, s’intéresse aux divers aspects de la pénurie d’enseignantes et d’enseignants parlant français au Canada. Ce projet de recherche de l’ACUFC repose sur trois axes : l’attraction et la sélection des candidats, la formation initiale en français, et le perfectionnement et le décrochage professionnels.

« Nous nous intéresserons au troisième axe, indique la chercheuse et professeure à la Faculté d’éducation de l’Université de Saint-Boniface (USB). Plus particulièrement au sous-axe qui touche à l’intégration et à la rétention des enseignants. »

La subvention, provenant d’une enveloppe de Patrimoine canadien, permettra entre autres à l’équipe de recherche, composée de la chercheuse principale Marie‑Élaine Desmarais, de Laurie Carlson Berg de l’Université de Regina et d’Annie Kenny de l’Université Sainte-Anne, afin d’effectuer un état des lieux à travers le Canada et de tenter de comprendre les raisons pour lesquelles les enseignants décrochent ou non.

« Pour cela, on va faire des entrevues avec des nouveaux enseignants pour savoir ce qui fonctionne ou non pour eux, et avec des enseignants qui ont décroché pour savoir ce qui aurait pu être fait différemment pour eux.

« On va aussi faire un lien avec la formation initiale en parlant à des stagiaires, car moins bien on est formé, plus on a de chances de décrocher. »

L’étude intitulée Le bien-être comme levier pour contrer la pénurie et faciliter l’insertion professionnelle du nouveau personnel enseignant : une recherche participative sera menée sur une période de 10 mois.

Enfin, les trois chercheuses ont à cœur de vulgariser, de synthétiser et de contextualiser leurs résultats de recherche pour les rendre accessibles à tous les acteurs du milieu éducatif, ainsi qu’aux décideurs.

« C’est un projet qui aura certainement de grandes retombées », soutient Marie-Élaine Desmarais.


Une version précédente de ce texte indiquait que les chercheuses allaient voyager partout au Canada afin d'effectuer un état des lieux. Cet énoncé a été rectifié.

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