L’exposition Soins spirituels par l’art : accessibilité, cocréation et vision à deux invite à découvrir l’expression artistique de personnes résidentes de St.Amant, un centre de soutien pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, les personnes autistes et neurodivergentes, ou les personnes ayant une lésion cérébrale acquise.
En place du 18 novembre au 3 décembre dans l’Atrium Association étudiante, au pavillon Marcel-A.-Desautels de l’USB, l’exposition se veut une occasion de célébrer la diversité et de partager un moment d’échanges autour de l’inclusivité.
Un cercle d’art pour créer ensemble
Pendant huit semaines, les membres de la communauté de St.Amant, le personnel et des bénévoles se sont retrouvés pour participer à un cercle d’art. Guidé par Val Vint, artiste et Ainée métisse, ce temps de création collective a permis de partager chansons, récits et réflexions sur le thème de « ce qui est possible ».
Le projet a su trouver un véritable équilibre entre exploration collective et création individuelle. Les personnes participantes ont pu laisser libre cours à leur créativité, tout en bénéficiant de l’inspiration du groupe, honorant à la fois l’unicité de l’individu et la force du collectif.
« Cette exposition vise précisément à créer des espaces de rencontre et de connaissance, partage Maria Fernanda Arentsen, professeure à l’USB et chercheuse s’intéressant au handicap et à l’inclusivité. Ce serait un appauvrissement humain, culturel et spirituel profond de ne pas connaitre les personnes ayant un handicap, de ne pas entendre leurs voix et de ne pas être en contact avec leurs créations. »
Entre recherche et transformation sociale
S’inscrivant dans le projet de recherche Sourditude et handicap : des vies dans les interstices, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) à hauteur de près de 75 000 $, l’exposition donne la parole aux personnes concernées, offrant un regard authentique et nuancé sur leur expérience, au-delà des stéréotypes et des représentations simplistes.
Pour Maria Fernanda Arentsen, instigatrice de l’initiative, le but est de susciter une réflexion critique, de faire connaitre et de mieux comprendre les personnes ayant un handicap, aux niveaux personnels, intime et social.
« Nous espérons que cette exposition encouragera le public à repenser ses propres perceptions et à reconnaitre que la diversité des corps et des esprits enrichit notre société. »
La professeure rappelle que les voix, les rêves et les talents des personnes ayant un handicap contribuent à rendre nos communautés plus riches et inclusives.
Le vernissage de l’exposition aura lieu symboliquement durant la Journée internationale des personnes handicapées, le mercredi 3 décembre à 13 h 30.