NOUVELLES ET ÉVÈNEMENTS | 25 novembre 2019

Pour répondre à la pénurie de juristes francophones

Deux participantes à la Journée juridique de l'USB.

Deux participantes à la Journée juridique de l'USB.

Depuis la signature d’une entente en janvier 2017, la Faculté de droit de l’Université de Moncton s’engage à admettre chaque année au moins cinq diplômées ou diplômés de premier cycle à l’Université de Saint‑Boniface (USB) qui répondent aux exigences de base d’admission à son programme de Juris Doctor. Il en est de même pour la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, depuis novembre 2017.

L’importance qu’accorde l’USB à l’accès aux études en droit pour ses diplômées et diplômés est donc évidente.

En septembre dernier, l’USB accueillait les juges de la Cour suprême du Canada, une occasion en or de sensibiliser la population étudiante au domaine du droit. En octobre, c’était au tour de l’Association des juristes d’expression française du Manitoba (AJEFM) de mettre le pied sur le campus pour la première Journée juridique à laquelle quelque 70 étudiantes et étudiants ont participé.

« Il y a un excellent élan à l’USB sur la question juridique, souligne le doyen de la Faculté des arts et de la Faculté des sciences, Alexandre Brassard. Nous avons de plus en plus d’étudiants intéressés par le droit. »

L’objectif de la Journée juridique, qui a accueilli des invités importants de Winnipeg, mais aussi de Moncton et d’Ottawa, était de faire passer le message que l’USB est un excellent choix pour ceux et celles qui souhaiteraient poursuivre des études en droit en français. « Avant d’étudier en droit, il faut avoir obtenu un premier baccalauréat, dans le domaine de son choix. Même en sciences, renchérit-il. Sciences et droit, ça semble peut-être inhabituel. Mais ça permet de gagner des compétences spécialisées intéressantes qui pourraient être très utiles, notamment en droit environnemental. »

De plus, l’Université du Manitoba a entamé un processus d’élaboration d’un programme de droit qui inclurait 30 crédits en français. « On n’a pas de places réservées pour le moment, mais on étudie des possibilités de partenariat », précise Alexandre Brassard.

L’enjeu est de taille, car la communauté francophone est en grand besoin de juristes dans sa langue, notamment en droit criminel et du travail, comme l’a rappelé le président de l’AJEFM, Me Alain Laurencelle.

Selon Alexandre Brassard, lorsqu’une personne individu a besoin de services juridiques, il est souvent en situation de crise. « C’est donc particulièrement important de pouvoir s’exprimer dans sa langue. L’USB a un rôle à jouer pour encourager ses étudiants à étudier puis exercer le droit en français. »

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