NOUVELLES ET ÉVÈNEMENTS | 16 avril 2026
Journée du savoir : soutenir la relève et la vulgarisation scientifique en français

Jad Mzabi partage les résultats de sa recherche à un collègue dans l'Atrium Association étudiante du Pavillon Marcel-A.-Desautels.
Là où l’anglais occupe une place dominante en recherche, la Journée du savoir rappelle l’importance de faire vivre la science en français.
Cet évènement organisé par l’Acfas-Manitoba soutient la relève et valorise la vulgarisation scientifique dans de nombreux domaines – arts, sciences, santé, éducation, administration des affaires.
Faire vivre la science en français
« Il est essentiel de préserver la capacité à communiquer en français, de montrer aux étudiants qu’ils peuvent penser, étudier et faire de la recherche dans leur langue, et de mettre en valeur une communauté scientifique francophone active, même dans un contexte minoritaire », souligne Reine-Marie Guillermic, présidente de l’Acfas-Manitoba, professionnelle-enseignante et vice-doyenne de la Faculté des sciences à l’USB.
À l’occasion de la Journée du savoir, qui a eu lieu le vendredi 10 avril, plus de 80 participants et participantes ont présenté le résultat de leur travail. En plus des traditionnelles présentations orales de 15 à 20 minutes et des affiches, deux nouveaux formats étaient proposés : le balado et « Mon Projet en 180 secondes », un format court inspiré de « Ma thèse en 180 secondes ».
Synthétiser et transmettre
Si tous visent à transmettre des idées de manière claire et concise dans un temps limité, chacun des formats comporte toutefois ses propres défis.
« Le format influence beaucoup la manière de présenter. L’oral est pour moi celui dans lequel je me sens la plus libre, où je peux être la plus créative dans ma façon de transmettre mes idées », affirme Cilia Deremetz dont le sujet interrogeait l’utilité de la littérature.
« Le plus difficile est de rester concis tout en présentant l’ensemble de l’information, explique Jad Mzabi, qui présentait une évaluation de l’activité antibactérienne de quatre complexes dérivés de l’acide salicylhydroxamique contre un panel de huit bactéries. Présenter ce que j’ai recherché durant les deux dernières années en trois minutes est un défi qui a demandé beaucoup de réflexion! »
Pour tous deux, la principale épreuve reste de préserver la richesse et la nuance de leur recherche tout en la rendant accessible. « Chaque format a ses avantages, reconnait Cilia. Il faut faire des choix, mais cette expérience nous apprend à communiquer efficacement, pour faire comprendre nos idées à un public qui n’est pas forcément familier avec notre travail. »
Partager les connaissances
Pendant la journée, il y a également eu une conférence plénière, « La biologie mathématique : décrypter le vivant grâce aux mathématiques », par Stéphanie Portet, professeure de mathématiques à l’Université du Manitoba, et il a été possible d’échanger avec la finaliste du concours « Ma thèse en 180 secondes », Rebecca Pagès, doctorante en microbiologie, qui représentera le Manitoba lors de la finale du congrès de l’Acfas à Trois-Rivières en mai.
En stimulant le dialogue entre la population étudiante, le corps professoral et la communauté scientifique, ces activités encouragent l’avancement des connaissances scientifiques en français.