PROFILS | Publié : juillet 2018

La classe de 58 revient à Saint-Boniface

Classe de rhétorique 1958Neuf anciens élèves de la classe de rhétorique 1958 se sont rencontrés à l'USB pour célébrer 60 ans.

En 1958, Guy Roy, André Fréchette, Philippe Jubinville, Edmond Paradis, Alphonse Tétrault, Hubert Mangin et leurs camarades étaient encore élèves au Collège de Saint-Boniface. Soixante ans plus tard, leurs chemins se sont de nouveau croisés à Saint-Boniface, où leur réunion de classe s’est tenue les 14 et 15 juin. Neuf d’entre eux étaient présents, accompagnés de certaines de leurs conjointes.

« Dans la classe de 1958, nous étions 27 élèves, se remémore Guy Roy. C’était l’année de rhétorique, la sixième de huit années du cours classique, qui à son tour ouvrait la porte vers les études universitaires. C’était un curriculum axé sur la philosophie latine. Nous faisions une étude approfondie du français, du latin, de l’anglais, de l’histoire, des belles-lettres et des mathématiques. »

Deux années de philosophie venaient ensuite compléter le cursus. « C’était de la philosophie alternée avec une science. Tout le curriculum était élaboré pour favoriser le recrutement pour le sacerdoce et les grandes professions libérales telles que la médecine ou le droit. »

Au Collège de Saint-Boniface, la vie des élèves était rigoureusement structurée, tous les jours de la semaine. « La vie religieuse était très importante. Chaque matin, il y avait une messe pour les pensionnaires. Dans la semaine, il y avait aussi des moments qui étaient réservés pour la prière. »

Mais il en fallait plus pour garder des dizaines de jeunes hommes occupés. « Évidemment, il n’y avait pas de téléphones cellulaires, et pas d’Internet. La télévision commençait seulement à nous atteindre. Avant ça, on écoutait la radio et on lisait la presse écrite. Quand j’y pense aujourd’hui, je réalise qu’on vivait vraiment sur une autre planète! »

Pour divertir les élèves, les pères jésuites mettaient l’accent sur les sports et les activités culturelles. « On pouvait jouer au hockey, à la crosse ou au football. Il y avait aussi une vie culturelle vibrante qui créait des liens très intéressants. J’ai moi-même beaucoup joué au hockey et j’ai fait partie d’une pièce de théâtre. »

Les jeunes trouvaient aussi eux-mêmes des façons originales d’occuper leur temps. « Je me souviens d’un jour où il y avait eu une panne d’électricité générale à Saint-Boniface. Un ami et moi étions montés faire le nécessaire pour que la noirceur se prolonge au Collège après le rétablissement du courant dans le reste du quartier. Ça n’a pas été apprécié au Collège, mais ils n’ont jamais su que nous étions les responsables! Ça leur a pris au moins une heure de plus pour remettre l’électricité. »

Ces retrouvailles 2018, c’est son ancien camarade de classe Hubert Mangin qui en a été l’instigateur. « Ensemble, on s’est remémoré des souvenirs précieux que nous gardons de tel ou tel professeur, raconte Guy Roy. J’étais sûr de ne pas être déçu! »

L’ancien élève du Collège de Saint-Boniface, qui a fait carrière dans l’éducation comme enseignant, directeur d’école, employé du Bureau de l’éducation française (BEF), puis sous-ministre adjoint au BEF en 1982, avait en effet hâte de revoir ses amis de longue date.

« Je garde un excellent souvenir de tout le monde. Parmi ceux qui sont revenus, j’ai de vraiment bons amis. Beaucoup d’entre eux vivent dans l’Est, parce que dans les années 60, le pays a connu une poussée pour le bilinguisme qui a ouvert des portes à la fonction publique à Ottawa. Les distances ne facilitent pas les contacts, mais quand je voyage au Québec ou à Ottawa à l’occasion, j’essaye d’organiser des rencontres. »

 

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