PROFILS | Publié : février 2020

Humble et discret, mais avant tout essentiel

Stéphane D. Dorge.

Stéphane Dorge, secrétaire général de l'USB, quitte son poste après 16 ans.

Certains postes restent cachés dans l’ombre; ils n’en sont pas moins essentiels. À l’Université de Saint-Boniface (USB) se cachent dans les bureaux des personnes humbles, discrètes et polyvalentes, qui travaillent sans jamais chercher à se mettre en avant, et sans qui, pourtant, les choses n’avanceraient pas.

Parmi ces postes de l’ombre, celui de secrétaire général, qui est occupé par Stéphane D. Dorge depuis déjà 16 ans.

Fin 2003, après dix années de vacance, la recherche est déclenchée pour pourvoir ce poste d’une personne digne de confiance qui saura relancer les opérations à l’USB. Le 26 janvier 2004, Stéphane D. Dorge, juriste, entre en poste et se retrousse les manches, conscient du fait qu’il accepte un défi de taille.

À cette époque, l’USB était encore le Collège universitaire de Saint-Boniface (CUSB), mais le désir partagé était de passer au statut d’université.

Pour réaliser ce projet ambitieux, Stéphane D. Dorge a dû travailler d’arrachepied en priorisant, entre autres, l’élaboration d’un plan stratégique pour l’établissement. « Le CUSB avait un plan, mais il ne permettait pas de vision à long terme, de visualiser les choses sur une période de quatre ou cinq ans », indique-t-il.

Pour obtenir le statut  d’université, il fallait aussi que l’on s’aligne aux normes. « Mon début de mandat, je l’ai consacré à clarifier et à remanier la structure de gouvernance de l’établissement, se souvient-il, ce qui a mené à la création de deux vice-rectorats : Enseignement et recherche; Administration et finances.

« Et la nécessité d’un système de gouvernance bicaméral est aussi venue compliquer le travail. D’un côté les gouverneurs, de l’autre les membres du Sénat. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de Sénat au CUSB, mais un Conseil de direction des études. Nous avons dû mettre en place un Sénat composé majoritairement de professeurs. »

Ses labeurs se sont finalement vus récompensés en 2011, lorsque le CUSB est officiellement devenu l’Université de Saint-Boniface. « C’était un moment inoubliable. Ça a concrétisé tout le travail collectif mené en amont. »

Durant ses 16 années comme secrétaire général, Stéphane D. Dorge a été le témoin de beaucoup de transitions, dont un changement de statut, un nouveau pavillon des sciences de la santé ainsi que trois recteurs et rectrices différents.

« Certes, nous avons accompli beaucoup, mais ce que je retiens surtout après tout ce temps, ce sont les liens créés avec mes collègues. On a bâti de solides relations, qui nous ont tous tellement enrichis à travers trois rectorats qui se sont succédé et un roulement du Sénat et du Bureau des gouverneurs! »

Car secrétaire général, selon Stéphane D. Dorge, ce n’est pas qu’un simple poste. C’est un rôle clé qui touche tous les départements de l’Université : « On est un appui stratégique pour toutes les instances, et on assure l’orientation des nouveaux venus sur le Sénat ou au sein du Bureau des gouverneurs. »

Alors que faut-il pour réussir dans cette profession? Celui qui a accumulé 16 ans d’expérience estime qu’il faut « être humble et avoir une capacité à rester neutre, car on peut se retrouver au centre d’un conflit entre Bureau des gouverneurs, Sénat ou rectorat ».

Si ceci a comporté son lot de défis, M. Dorge n’a jamais regretté sa décision d’accepter ce poste. « La mission était importante, noble et toujours enrichissante. De plus, c’était très motivant d’être entouré chaque jour d’étudiants, de leadeurs, de professeurs, d’experts et d’intellectuels. »

Février 2020 marque la fin de l’aventure de Stéphane D. Dorge à l’USB et le début d’un nouveau chapitre à la Corporation catholique de la santé du Manitoba. Sophie Bouffard, rectrice de l’USB, tient à le remercier de l’« excellent travail qu’il a accompli au cours de ces années, et de son dévouement à assurer la pérennité et la croissance de notre établissement. Nul doute que nous nous souviendrons tous de sa rigueur, de son éthique de travail, des bons conseils qu’il savait prodiguer en toute modestie, et de sa gentillesse. »

 

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