PROFILS | Publié : décembre 2025

Engagement et héritage : tisser des liens pour rapprocher les cultures

Paris Gauthier, debout près d'une découpe cartonnée de Louis Riel.Paris Gauthier, élue à l'Association étudiante de l'USB en tant que représentante de la population autochtone. 

Au départ incertaine des responsabilités qu’elle voulait endosser, Paris Gauthier a longuement réfléchi à la meilleure façon de s’impliquer dans sa communauté et de trouver un espace où offrir son énergie, son sens de l’écoute et du rassemblement. Elle a récemment été élue représentante de la population étudiante des Premières Nations et des peuples métis et inuit au sein du conseil de l’Association étudiante de l’USB.

Prolonger un héritage

« Ce qui m’a motivée, c’est l’exemple de ma grand-mère », raconte Paris. En effet, Paulette Duguay, qui a été présidente de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba, a consacré maintes années à soutenir la cause métisse. En s’engageant à son tour, l’étudiante au programme d’art avec majeure en psychologie voit une façon de rendre hommage à son aïeule et de poursuivre, à sa manière, le travail que cette dernière a mené dans sa communauté.

Paris est très consciente de la responsabilité qui lui est confiée : « Pour la communauté, ce rôle est une voix, un point de rassemblement, mais aussi une façon de créer un espace plus visible, respectueux et accueillant pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits à l’USB. Je veux soutenir notre communauté, être présente et contribuer à quelque chose de plus grand que moi. »

Son choix ainsi guidé par cet hommage et par le sens du devoir communautaire est devenu un point d’ancrage. Il oriente son engagement, qui est centré sur le partage et le rapprochement. Son rôle se traduit donc par de l’écoute, du soutien, et un appui aux initiatives culturelles visant à favoriser les échanges.

Partager pour rassembler

Pour Paris, sa fonction est aussi une occasion de communiquer et de tisser des liens durables. Elle souhaite proposer davantage d’activités ouvertes à tous les membres de la population étudiante de l’USB, comme le perlage, la purification par la fumée ou des ateliers de sensibilisation, afin d’aider la communauté universitaire à mieux comprendre les réalités et les enjeux qui touchent les Premières Nations et les communautés métisse et inuite.

Le souper métis qui a eu lieu le 19 novembre dernier au centre étudiant Étienne-Gaboury a illustré, selon l’étudiante, tout ce que ces moments de rassemblement peuvent apporter. Elle y voit un espace privilégié pour créer des liens authentiques où les membres des communautés autochtones peuvent se sentir écoutés et soutenus. L’occasion rend également possibles des échanges avec les membres du Réseau des Ainés ou encore de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba, et cela permet de créer un précieux réseau de personnes-ressources.

Paris ajoute que ces moments contribuent à renforcer les liens entre la population étudiante autochtone et la communauté universitaire : « Le souper devient un moment de partage, de dialogue et de compréhension mutuelle. Cela permet d’apprendre les uns des autres, dans une atmosphère accueillante qui reflète notre culture et notre communauté ».

Le parcours de Paris témoigne ainsi de l’importance de l’engagement étudiant et de la création d’espaces inclusifs où chaque voix peut s’exprimer et être entendue, et où les divers héritages trouvent leur place.

 

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