PROFILS | Publié : février 2021

Éducatrice, administratrice, Métisse

Debra Radi, secrétaire générale de l'Université de Saint-Boniface.

Debra Radi, secrétaire générale à l'USB. 

Secrétaire générale à l’Université de Saint-Boniface (USB) depuis la mi-novembre 2020, Debra Radi n’est pas étrangère au domaine de l’éducation. Doctorante en leadeurship en éducation à l’Université du Dakota du Nord ayant cumulé 30 ans de carrière, elle s’est jointe à la famille de l’USB avec une trousse variée et un grand intérêt pour la seule université francophone de l’Ouest canadien.

« Aider les gens du milieu éducatif à développer leur compréhension de l’enseignement est le fil conducteur de toute ma carrière », affirme d’emblée la secrétaire générale.

« Ça a toujours été une vocation, affirme-t-elle. Quand j’étais jeune, je voulais devenir travailleuse sociale ou professeure. Je voulais jouer un rôle influent. »

Au départ, son baccalauréat ès arts lui a ouvert la porte à des cours en travail social, puis finalement, elle a changé de voie. « Je n’étais pas à l’aise de poser toutes les questions personnelles que doivent poser les travailleuses sociales. Donc, après un an en travail social, j’ai fait le saut vers l’éducation. »

Au cours des dernières années, Debra Radi a donné divers cours à l’Université de Winnipeg et a servi d’experte-conseil en matière de pédagogie à la Faculté de médecine de l’Université du Manitoba.

Bien sûr, son parcours dans le monde de l’éducation avait commencé bien avant. « J’ai travaillé dans le système scolaire de la maternelle à la 12e année dans les programmes d’immersion française et d’anglais. J’ai notamment été directrice générale adjointe à la Division scolaire de la Rivière Seine pendant cinq ans, et avant cela, j’étais enseignante et administratrice à la Division scolaire Pembina Trails. »

C’est d’ailleurs au Conseil d’administration de l’Université de Winnipeg, l’équivalent du Bureau des gouverneurs de l’USB, que cette femme a franchi pour la première fois les portes de cette université anglophone, où elle se dit avoir acquis une riche expérience.

« C’est un avantage dans le cadre de mon poste à l’USB, car je comprends les deux côtés : celui d’un membre du corps professoral et celui d’un membre du Bureau des gouverneurs. »

D’ailleurs, une autre corde vient s’ajouter à son arc, celle d’administratrice au sein d’un établissement postsecondaire. C’est encore à l’Université de Winnipeg, après avoir quitté le Conseil d’administration, qu’elle a été appelée à occuper deux postes qui lui donneront un atout majeur à ses fonctions aujourd’hui : directrice générale du Bureau du vice-recteur aux études et agente des politiques et de la gouvernance au Bureau de l’avocat et du secrétaire général.

Aujourd’hui, elle aborde son nouveau poste à l’USB avec entrain. « Ce n’est pas le travail qui manque à l’USB! », s’exclame cette apprenante à vie.

Parmi les tâches à l’ordre du jour depuis son arrivée, elle mentionne le rapport du vérificateur général du Manitoba paru en octobre 2020, Surveillance des établissements d’enseignement postsecondaire. « Ce rapport nous donne beaucoup de conseils. On est en bonne position à l’USB, mais il y a tout de même des choses à revoir. »

Mais avant tout, la priorité de Debra Radi est d’apprendre à connaitre les gens de l’USB. « Rencontrer des gens, c’est tout un défi pendant une pandémie! »

À titre de secrétaire générale, elle aura aussi la responsabilité d’assurer la mise à jour des statuts et règlements de l’USB de même que la revue périodique des politiques institutionnelles. « La majorité des statuts et règlements datent de 2011-2012, quand l’USB a obtenu son statut d’université, explique-t-elle. Il est donc temps de les mettre à jour, surtout avec la pandémie, car nos façons de faire ont changé.

« Enfin, j’ai un projet pour l’USB qui me tient à cœur pour la communauté métisse en lien avec les travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Mais on n’en est encore qu’au tout début de notre apprentissage de ce que cela représente pour notre communauté universitaire, alors je ne peux pas trop développer. »

Ce projet lui tient particulièrement à cœur, car elle est elle-même Métisse par sa grand-mère paternelle, Augustine Abraham, et parente avec plusieurs membres de la communauté métisse francophone. « J’ai de bons souvenirs du temps d’apprentissage passé avec ma grand-mère. Elle m’a tant enseigné sur ce que cela implique d’être une femme francophone métisse, surtout au Manitoba. » 

Enfin, Debra Radi est reconnue dans la communauté en tant que bénévole et membre de conseils d’administration de divers organismes sans but lucratif, dont l’Association canadienne pour la santé mentale (Manitoba et Winnipeg) et Taking Charge!

De plus, elle soutient des organismes autochtones comme le Cercle des relations autochtones de Centraide Winnipeg. Elle est également coprésidente de Kapabamayak Achaak Healing Forest – Winnipeg.

Debra Radi, qui a grandi en anglais et appris le français à l’école, affirme par ailleurs qu’elle « aime beaucoup la langue française, car ça fait partie de mon héritage. Mes deux filles ont fréquenté une école d’immersion française et mon futur petit-garçon, qui naitra en avril 2021, fera de même!

« Comme Canadienne, femme d’expression française et métisse, je pense qu’il est vraiment important de parler, de travailler et de participer activement à sa communauté dans les deux langues officielles. C’est pour cela que j’ai souhaité me joindre à l’équipe de l’USB ».

 

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