NOUVELLES ET ÉVÈNEMENTS | 16 mars 2026
Des ateliers pour parler librement de sexualité complète

Becca Howgate, Eveline Buehlmann, Marika Letwin, Tacko Diéo et Tavia McKinnon, l'équipe organisatrice des ateliers.
Une série d’ateliers sur l’éducation sexuelle complète est présentement offerte à la population étudiante. Dans un espace sécuritaire et bienveillant, les personnes participantes peuvent échanger librement sur la sexualité et d’autres sujets connexes.
Animées par Marika Letwin et Tacko Diéo dans le cadre de leur stage en travail social à la Women’s Health Clinic, ces rencontres hebdomadaires sont aussi un lieu de dialogue permettant aux gens de partager leurs expériences.
Répondre aux besoins étudiants
Depuis plusieurs années, le programme de baccalauréat en travail social de l’USB collabore avec la Women’s Health Clinic, permettant aux stagiaires d’animer des ateliers d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires.
« Il y a beaucoup d’étudiants qui confient que leur parcours au secondaire manque d’informations sur l’éducation sexuelle », explique Tavia McKinnon, professionnelle-enseignante et responsable de la coordination des stages du baccalauréat.
Un autre constat s’est cependant imposé : ce besoin existe aussi au postsecondaire.
Pour y répondre, la clinique et le programme en travail social ont lancé les ateliers sur le campus, avec l’appui du Service de soutien au bienêtre et à la santé mentale. Ceux-ci ont débuté en janvier et sont offerts tous les mardis jusqu’au 7 avril. Les thèmes abordés sont variés : consentement, identités sexuelles et sociales, sexualité et culture, usage de substances, image corporelle et options en matière de grossesse.
Inspiré du programme développé pour le secondaire, le contenu est adapté aux réalités de jeunes adultes. « Nous avons essayé de cibler les thèmes les plus pertinents pour notre tranche d’âge », explique Marika. « Nous gardons aussi en tête le contexte postsecondaire : beaucoup d’étudiants sont dans des relations émotionnelles ou physiques, tout en devant gérer le stress de leurs études et d’autres responsabilités. L’idée est donc de leur offrir des ressources concrètes et accessibles. »
Des ateliers respectueux et sécuritaires
Les principes de respect et de confidentialité sont au centre de chaque rencontre. Des normes de conduite – non-jugement, respect des différences, respect du temps de parole et de la confidentialité – ont été mises en place, et sont affichées et rappelées par Tacko en début de séance.
Chaque atelier commence par un tour de table puis une question et une reconnaissance territoriale liées au thème du jour, avant de laisser place à des activités et des périodes de discussions.
« Nous ne sommes pas là pour changer les valeurs ou les opinions des participants. Le but est de libérer la parole et de partager un maximum de ressources », explique Marika.
Pour Sienna Mangin Waldner, étudiante au baccalauréat ès arts, ces ateliers permettent de renforcer les connaissances en approfondissant certaines notions. « C’est un environnement très sécuritaire, où tout est fait pour s’assurer que l’on est confortable de partager nos expériences », ajoute-t-elle.
Souhaitant poursuivre son parcours en psychologie, elle a aussi découvert les ressources et les services offerts par la Women’s Health Clinic. « C’est important d’avoir ce genre d’information à l’USB, beaucoup d’étudiants ne savaient pas où chercher », constate-t-elle.
Une expérience formatrice
En plus d’être une ressource précieuse pour la population étudiante de l’USB, les ateliers sont une expérience particulièrement enrichissante pour Tacko et Marika.
« Lorsque je suis arrivée à l’USB, j’étais vraiment timide sur le sujet, je ne voulais pas m’approcher des ateliers de ce genre », confie Tacko, qui anime aujourd’hui les ateliers avec fierté et qui encourage chacune et chacun à y participer.
Toutes deux soulignent également l’importance des apprentissages en communication interpersonnelle, que ce soit l’écoute active, le respect de la confidentialité, la création de liens sociaux ou encore l’établissement d’espaces sécuritaires et sans jugement.
Pour elles comme pour les personnes participantes, une volonté émerge : assurer la pérennité des ateliers à l’USB. « Beaucoup de personnes cherchent un environnement communautaire où elles peuvent partager leur voix de façon ouverte et sécuritaire. On aimerait vraiment que ce programme continue après notre stage, car il répond à un besoin réel et est manifestement très apprécié », conclut Marika.