PROFILS | Publié : juillet 2017

Se retrouver après 50 ans

La classe de rhétorique de 1967 du Collège universitaire de Saint-Boniface

La classe de 1967 de l'USB, accompagnée du recteur Gabor Csepregi, se sont réunis en juin 2017. 

 

Ceux qui sont sortis diplômés en 1967 de l’anciennement appelé Collège universitaire de Saint-Boniface (USB) se sont retrouvés le 14 juin dernier entre rires et souvenirs, pour fêter les 50 ans depuis leur graduation.

Une vingtaine des finissants de 1967 de l’USB se sont réunis à Saint-Boniface, 10 ans après leur dernière réunion de classe. « On a décidé que 50 ans, ça se fête, indique Paul Ruest, finissant de 1967. Et on compte bien se retrouver aussi pour les 60 ans! 

« Je pense que la classe de 1967 était assez exceptionnelle, se souvient-il. Dans notre classe, on était tous proches les uns des autres. Les gens étaient attachants. On s’acceptait tels qu’on était et on aimait beaucoup passer du temps ensemble. »

Les retrouvailles se sont faites dans la joie et la bonne humeur, bien que Roger LeGal, l’ancien président de la classe de 1967, était dans les pensées de tous. « Nous avons perdu notre président, Roger LeGal, en décembre dernier, confie Paul Ruest. Il est décédé subitement. Évidemment, cela nous laisse avec un vide. »

C’est avec philosophie que les finissants de 1967 essaient d’apprivoiser ces étapes de la vie. Apprivoiser. Il s’agit là justement de la devise de leur classe. Inspirée de l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, cette devise plonge les finissants dans des conversations philosophiques. Comme s’ils n’avaient pas vraiment quitté les bancs universitaires. « Apprivoiser, c’est surtout un thème de vie extraordinaire, indique Paul Ruest. Il faut s’apprivoiser soi-même, apprivoiser les autres qui nous entourent, et puis, savoir apprivoiser chaque étape de la vie. »

Émilienne Bohémier, vice-présidente de la classe, vit aujourd’hui en Colombie-Britannique. Malgré la distance, cela ne l’a pas empêchée de participer à l’organisation, et encore moins d’être présente pour l’occasion. « C’est quelque chose de spécial de célébrer 50 ans, partage Émilienne Bohémier. Pour moi, les années à l’USB étaient un temps de grand épanouissement. Je n’ai pas souvent la chance de revoir mes camarades de classe. Ça me fait vraiment chaud au cœur. »

Le temps d’une soirée, les anciens étudiants de l’USB se sont redécouvert des cœurs d’enfants. Là aussi est la marque du Petit Prince. « L’enfant en nous doit demeurer vivant, conclut Paul Ruest. En se réunissant, on retrouve une jeunesse que l’on avait peut-être oubliée. On se refait des souvenirs de jeunesse, et on en réinvente quelques-uns. »

 

 

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