Prix Alexandre-Taché

Le prix Alexandre-Taché reconnait une personne ayant contribué la collectivité francophone du Manitoba ou qui a œuvré au développement et au rayonnement de la collectivité francophone du Manitoba (soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la collectivité), ou qui s'est distinguée à l’extérieur du Manitoba et, par le fait même, a honoré ses compatriotes. L'Université de Saint-Boniface remet cet honneur prestigieux lors de la collation des grades universitaire tenue normalement au mois de juin.

icone_pdf Formulaire de proposition de candidature

Récipiendaires du prix

1987 ....... Sénateur Joseph Guay
1988 ....... Lionel Fréchette (posthume)
1989 ....... Fernand Mario
1990 ....... Maurice Gauthier
1991 ....... Laurent Desjardins
1992 ....... Lucille Maurice
1993 ....... André Martin et Marie-Josèphe Ragot (posthumes)
1994 ....... Augustine Abraham
1995 ....... Lucien St-Vincent
1997 ....... Antoine Gaborieau
2000 ....... Sœur Jacqueline St-Yves
2001 ....... Lucien Guénette
2003 ....... Père Gérald Labossière
2004 ....... André Fréchette
2006 ....... Guy Roy
2008 ....... Normand Boisvert
2010 ....... Roland Mahé
2012 ....... Origène Fillion
2014 ....... Lorette Beaudry-Ferland
2016 ....... Luc Côté (posthume)

Qui était Alexandre Taché?

Alexandre-Antonin Taché est né à Fraserville, Rivière-du-Loup, (Québec) le 23 juillet 1823. Il est le fils de Charles Taché et de Louise-Henriette Boucher de La Broquerie. Alexandre étudie au petit séminaire de Saint-Hyacinthe entre 1833 et 1839, puis se dirige vers le grand séminaire de Saint-Sulpice à Montréal. Entre 1842 et 1844 il est régent au Collège de Chambly. En 1844, il retourne à Saint-Hyacinthe où il est professeur. Sa théologie achevée, Taché entre au noviciat des Oblats de Marie Immaculée de Longueuil le 5 octobre 1844. Il n'y reste pas longtemps car le 24 juin 1845, il est envoyé, avec le père Pierre Aubert o.m.i., dans les missions de la Rivière-Rouge où ils arrivent le 25 août 1845. 

L’origine du Collège remonte à Monseigneur Norbert Provencher qui, en 1818, fondait une école où l’on enseigne le latin aux garçons de la colonie de la Rivière Rouge. Arrivés à Saint-Boniface, le 25 août 1845, le frère Alexandre Taché, qui n’a que 21 ans et n’est que sous-diacre, et le père Pierre Aubert posèrent les premiers jalons de l’œuvre missionnaire des Oblats dans le Nord-Ouest qui deviendra l’Ouest canadien.  Le 31 août, Monseigneur Provencher ordonne Alexandre Taché diacre et, le 12 octobre, prêtre. Il est nommé évêque en 1850 et il entre en possession de son siège épiscopal, à Saint-Boniface, en 1854.

Tour à tour dirigé par les pères oblats, les frères des écoles chrétiennes et le clergé séculier, le Collège est confié par Monseigneur Alexandre Taché aux pères jésuites en 1885. Ceux-ci en assureront la direction pendant 82 ans, soit jusqu’en 1967. Le 10 novembre 1969, l’archevêché cède le Collège et sa direction à un nouveau Conseil d’administration surtout composé de membres laïcs nommés par des organismes francophones de la communauté manitobaine.

Le Manitoba ayant obtenu son statut de province, Monseigneur Taché demeure fort actif dans l’arène politique. Il participe au découpage des circonscriptions électorales qui enverront les représentants à l’Assemblée législative; il rédige la majorité du projet de loi de 1871 sur le système scolaire.

Les Oblats étaient aussi bien actifs dans le domaine des institutions consacrées à la promotion, le recrutement et la formation d’Oblats. En 1905, les Oblats fondent le Juniorat de la Sainte-Famille à Saint-Boniface. Pour assurer une formation initiale des candidats à la vie oblate, Monseigneur Alexandre Taché avait ouvert un noviciat en 1887 à Saint-Laurent. 

Dans les années 1870-1880, Monseigneur Taché travaille à attirer des immigrants francophones et catholiques dans l’Ouest.  Il appuie la création de la Société de colonisation du Manitoba.

Lorsque, en 1890, le gouvernement manitobain abolit le système scolaire public, catholique et protestant, Monseigneur Taché, dont la santé est de plus en plus chancelante, prend la tête d’un mouvement de résistance. Il y sera actif jusqu’à son décès, en 1894.

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