PROFILS | Publié : juin 2017

Militante pour la francophonie

Maria Chaput

Maria Chaput, récipiendaire d'un doctorat honorifique de la University of Manitoba (UM) sous recommandation de l'USB, accompagnée de David T. Barnard, président de la UM. 

Un total de 191 diplômes ont été décernés lors de la collation des grades de l’Université de Saint-Boniface le 12 juin 2017, sans compter un doctorat honorifique accordé à l’honorable Maria Chaput, sénatrice à la retraite.

Une figure de proue de la communauté francophone du Manitoba qu’elle a représentée avec ardeur pendant des décennies, Maria Chaput a su mener une carrière empreinte d’intégrité où elle s’est engagée, munie de leadership, de rigueur, de professionnalisme, de diplomatie et d’une grande générosité, dans des débats qui étaient importants pour l’épanouissement de la communauté d’expression française du Manitoba. Cette personnalité attachante et passionnée a su être stratégique et tenace quand il le fallait.

Très tôt, Maria Chaput s’est impliquée dans le développement de sa communauté, comme parent d’abord, en militant en faveur des grandes unités scolaires, puis à titre de directrice du Centre culturel franco‑manitobain. C’est en 1991 qu’elle fait ses débuts dans l’arène politico-associative en acceptant le rôle d’adjointe à la direction de la Société franco-manitobaine. C’est à ce poste qu’elle gère pour la première fois le dossier qui deviendra une de ses plus grandes préoccupations comme future sénatrice : les services en français, la concertation et les ententes communautaires avec le gouvernement fédéral. Suivra, en 1994, un poste à temps partiel au Secrétariat des services en français du gouvernement provincial, jumelé à la direction de la Fondation de Francofonds.

L’année 2002 fut particulièrement significative dans la carrière de Maria Chaput. Après des mois de travail comme adjointe du sénateur Ronald Duhamel, décédé au mois de septembre, elle reçoit un appel du premier ministre Jean Chrétien qui lui propose d’assurer la relève à la Chambre rouge, lui permettant ainsi de devenir la première Franco-Manitobaine à siéger au Sénat.

Pendant ses années de service, Maria Chaput a toujours mis en avant, avec persévérance, les besoins législatifs des francophones hors Québec et elle a, dans toutes les circonstances, porté bien haut le flambeau de la francophonie manitobaine. Ses convictions au sujet de l’importance du maintien et de l’épanouissement de la langue française dans la vie quotidienne, professionnelle ou personnelle et de la minorité francophone du Manitoba lui ont permis d’agir avec succès dans des dossiers qui lui tenaient à cœur. Son projet législatif pour une refonte de la Loi sur les langues officielles, ayant pour but de mieux refléter la nouvelle francophonie canadienne, demeurera son héritage le plus remarquable. En effet, cette nouvelle définition est maintenant appliquée au Manitoba.

Son travail au cours des années a été récompensé d’un Prix Riel en 1998, suivi de la Médaille commémorative du jubilé de Sa Majesté la Reine Elizabeth II en 2002, année où elle sera également nommée récipiendaire de l’Ordre des francophones d’Amérique. En 2011, le gouvernement français lui octroie le titre de Chevalier de la Légion d’honneur.

Maria Chaput est une femme humble qui sait inspirer, mener et encourager. Sa fiche parlementaire ne fait aucun doute qu’elle est un exemple à suivre pour les jeunes générations qui s’engageront sur ses traces et poursuivront son travail. Membre de 19 comités traitant du terrorisme et de la sécurité publique, en passant par les droits de la personne, les peuples autochtones, les finances nationales et les affaires étrangères, ce sont treize années, deux mois et vingt jours de travail souvent solitaire que Maria Chaput a vécus, motivée par la croyance inébranlable qu’une nouvelle définition de la francophonie au 21e siècle se doit d’être davantage inclusive, diverse et vibrante.

 

 

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