PROFILS | Publié : novembre 2017

La traduction devenue une passion

Natasha Houde, étudiante en traduction à l'USB

Natacha Houde, étudiante en traduction à l'USB et récipiendaire d'une bourse du RTE.

Il y a quatre ans, Natacha Houde débutait le programme de traduction de l’Université de Saint-Boniface (USB), une formation de cinq ans, à temps partiel, qui occupe depuis ses temps libres de femme d’affaires, révélant chez elle une passion pour la traduction.

Pour Natacha Houde, étudier la traduction, c’était comme une évidence. « Tous mes employés étaient anglophones, alors je voulais trouver une façon d’améliorer mon anglais. J’ai fait quelque cours de traduction et je suis tombée littéralement amoureuse de ce programme. »

En 2014, elle commence sa  formation à distance de l’École de traduction de l’USB. Vice-présidente d’une entreprise québécoise, elle consacre son temps libre au programme proposé par l’école. « C’est vraiment très pointu. Le programme de traduction de l’USB est excessivement rigoureux, très à la page avec les nouveaux outils de traduction. Les professeurs sont tout aussi excellents. »

Chaque soir, les textes à traduire, les livres de grammaire et les dictionnaires prennent place sur son bureau, sans oublier l’indispensable ordinateur. « Je suis les échéanciers sur l’espace virtuel. On est en contact avec des personnes d’un peu partout dans le monde. » Une plateforme Internet sur laquelle Natacha  Houde retrouve les cours théoriques, les examens, et un forum où elle peut s’adresser directement à ses professeurs.

Textes à traduire, travaux pratiques, articles à analyser : de nombreux exercices qui ont permis à Natacha de valider de précieuses compétences jusqu’à aujourd’hui. « C’est incroyable ce que ça m’a apporté. Maintenant, je sais analyser les textes en profondeur et comprendre leurs enjeux. C’est comme écrire un livre à chaque fois, on fait honneur au texte et à son auteur. »

Une passion évidente qui se reflète dans les excellents résultats qu’elle obtient. À tel point que le 22 septembre 2017, elle a reçu un courriel lui annonçant qu’elle avait obtenu une bourse de 1 000 $ du Réseau des traducteurs et traductrices en éducation. « C’est un honneur, je ne m’y attendais pas du tout. C’est comme une reconnaissance, surtout quand on fait des cours à distance. »

Ingénieure de profession dans la chimie, Natacha Houde a également eu la chance de participer cette année à un cours particulier visant à traduire en français les notices du matériel de chimie de l’USB.

« J’utilise mes anciens livres de chimie pour m’aider. C’est quelque chose de concret et de gratifiant de savoir que ça va être utilisé par des élèves. »

Même si sa formation prend fin en juin 2018, Natacha ne souhaite pas lâcher la traduction pour autant, loin de là. « Ça a vraiment changé ma perception du français, des textes, et apporté une curiosité intellectuelle énorme. Je regarde ma retraite arriver et je me dis que j’aimerais faire de la traduction plus tard, parce que c’est devenu une vraie passion. »

 

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