Calendrier

Les francophonies d'Amérique : vers la collaboration interdisciplinaire et la comparaison interrégionale?

85e Congrès de l'Acfas
du 8 au 12 mai 2017
Université McGill

Description
Le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), se joint aux artisans de la revue Francophonies d’Amérique, qui célèbre ses 25 ans, pour proposer un colloque mettant à l’honneur la recherche sur les communautés francophones nord-américaines. Par ce colloque, nous souhaitons dresser un bilan de cette recherche, tout en interpellant les chercheurs communautaires, gouvernementaux et universitaires au sujet des perspectives d’avenir de ce champ. Nous souhaitons particulièrement explorer les apports potentiels d’une plus grande interdisciplinarité et d’un plus grand recours à la comparaison interrégionale.

Après l’abandon progressif de la logique canadienne-française dans les années 1970, la recherche sur les francophones hors Québec a suscité l’émergence de thématiques originales liées au fait minoritaire, à la gouvernance, à l’espace ou à l’identité, par exemple. Depuis le début des années 1990, les études portant sur les francophones en situation minoritaire – plusieurs ayant été diffusées dans la revue Francophonies d’Amérique – s’avèrent, en outre, de plus en plus nombreuses. À ce titre, si les réseaux de chercheurs et d’organismes communautaires bâtissent davantage de ponts entre les régions, les distinctions et la distance entre les communautés francophones du continent ont réduit les occasions pour les chercheurs académiques et communautaires de bâtir des savoirs réellement partagés au sein d’un champ de recherche. Il en résulte davantage d’études de cas, associées notamment à des régions spécifiques, qui gagneraient à être intégrées à des perspectives comparatives engageant diverses disciplines.

Un autre cloisonnement des savoirs pourrait également être évoqué, soit celui des connaissances universitaires (disciplinaires), gouvernementales et communautaires. Ici on observe un bilan plus étoffé, ces savoirs s’étant souvent combinés pour contribuer étroitement aux grandes orientations sociales et politiques des communautés francophones de partout en Amérique. Tout de même, il y aurait lieu de s’interroger sur les potentialités stratégiques et synthétiques de ces collaborations qui demeurent le plus souvent ponctuelles.

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Colloque étudiant du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l'Université d'Ottawa

Acteurs et mobilisations : militants, intellectuels, engagements et francophonies canadiennes
9 et 10 mars 2017

Description
Les acteurs sont au centre des mobilisations constitutives des francophonies canadiennes. Impossible de ne pas en tenir compte ; les mobilisations collectives ne peuvent pas être réduites à quelques notions déterministes, car les acteurs, êtres d’entendement et autonomes, en sont à la fois les architectes et les agents. Cinéastes, étudiants, essayistes, historiens, juristes, politiciens, syndicalistes, les acteurs des francophonies canadiennes ont porté plusieurs titres et sont issus de tous les milieux. Des journalistes-polémistes aux militants organiques, en passant par les artistes engagés et les jeunes intellectuels, c’est par l’ambivalente complexité des idées, des valeurs et des perceptions de chacun que se sont défi nies la culture, la mémoire et les idéologies au coeur des mobilisations. Souvent éclipsés par l’ombre des groupes dont ils font partie – associations, institutions, ligues, partis politiques, etc. –, il n’en demeure pas moins que c’est par le capital culturel et le répertoire d’action propre à chacun que se sont formés ces groupes et leurs espaces de mobilisations et de communications. Les militantes, les militants et les intellectuels, par leur engagement, se trouvent ainsi au coeur même du politique, c’est-à-dire de la détermination des futurs pensables et de la gestion des divisions du social. Patriotes, féministes, traditionalistes, réactionnaires, marxistes-léninistes, ultramontains,
felquistes, groulxistes, loyalistes, personnalistes, tous ont développé et porté des utopies qui ont donné sens aux mobilisations. Par moments irréconciliables – pensons notamment aux antagonismes possibles entre luttes féministes et revendications nationalistes –, leurs conceptions de la société n’en ont pas moins modelé le monde commun des francophonies canadiennes.

Quelles ont été les idées et les valeurs des acteurs ayant légitimé les actions, les mobilisations et les institutions des francophonies canadiennes? Quels ont été les lieux et les espaces de mobilisations, de création et de délibérations des acteurs? Quels ont été les répertoires d’action des intellectuels et des militants dans la durée? Quels ont été les impacts des influences et des confluences relationnelles entretenues avec les « Autres »? Quels ont été les enjeux et les luttes associés aux différentes communautés qui font partie des francophonies canadiennes – Acadiens, Franco-Ontariens, Québécois, etc.? Voilà un aperçu des questions concernant les dynamiques entre acteurs et mobilisations au sein des francophonies canadiennes que ce colloque se propose d’aborder.

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Colloque international sur la littérature et l'art du 19e au 21e siècle

Rencontre des imaginaires, imaginaires transculturels au Canada et dans les Amériques
Jeudi 28 septembre – samedi 30 septembre 2017
Winnipeg, Manitoba, Canada

Description
Ce colloque s’inscrit dans le cadre des activités de collaboration en études francophones entre l’Université de Winnipeg, l’Université du Manitoba et l’Université de Saint-Boniface. Il vise à rassembler des littéraires, des écrivains, des artistes, des critiques d’art et des commissaires d’exposition, dans une perspective transculturelle, autour de la question de la rencontre des imaginaires au Canada et dans le reste des Amériques.

À l’heure actuelle, le processus de mondialisation – avec sa propension apparente à l’uniformisation culturelle – semble s’orienter vers l’effacement des frontières imaginaires de l’altérité, désormais vues comme de simples obstacles à une véritable intégration culturelle et sociale à l’échelle mondiale. En réalité, ce phénomène donne lieu à un pluralisme complexe, issu d’un jeu de différences qui peut certes tendre vers un universalisme anthropologique, mais qui réactive aussi des processus de reconnaissance identitaire, de même que des ressentiments, angoisses et replis.

Ce colloque tentera de spécifier les aspects littéraires, discursifs et iconographiques de la rencontre des imaginaires, du point de vue de la production du sens et de l’évolution des transferts entre les cultures, du 19e au 21e siècle. Nous nous interrogerons sur la façon de représenter, de dire et de questionner la rencontre avec l’autre culturel par divers discours littéraires et artistiques, ainsi que par les stéréotypes qui y sont associés. Nous nous attacherons aussi à des exemples dans des expositions de musée qui permettent de discuter ce rapport au soi et à l’autre culturel. Notre but sera de faire état des manières de penser le croisement des imaginaires de l’altérité avec la rigueur et la distance scientifique requises, détournées des savoirs naïfs. Dans une perspective analytique, centrée par exemple autour des notions de « rencontre transculturelle » (P. Imbert), « transfert culturel » (W. Moser), « altérité » (J. Paterson), « créolité » (Glissant), « esprit migrateur » (P. Ouellet), « braconnage identitaire » (S. Harel), « perspectives comparatistes sur les visions du monde » (T. Highway), « mondialisation imaginaire » (García Canclini), nous chercherons à analyser les narrations et les concepts qui permettent d’étudier la rencontre des altérités, et d’en dégager les représentations, comme les connotés négatifs, parfois sous couvert de différencialismes positifs.

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North Atlantic Catholic Communities in Rome, 1622-1939

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Colloque international et interdisciplinaire universités-communautés

Relations, pratiques et représentations de l'inclusion dans les communautés francophones en situation minoritaire : L'Ouest canadien au prisme des Amériques
6 octobre 2016
Regina, SK, Canada

Description
Ce colloque international et interdisciplinaire universités-communautés a pour but d’examiner les zones d’ombre liées à l’inclusion pour encourager le dialogue dans diverses communautés en situation minoritaire dans les Amériques, incluant par exemple les communautés de souche, autochtones et non-autochtones, ainsi que les nouveaux arrivants. Nous considérons le terme d’ « inclusion » au sens large – politique, sociale, économique, culturelle, etc.

Cet examen est d’autant plus pertinent que l’inclusion, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture ou de l’action collective (politique, associative, etc.) est limitée dans les contextes multi-, inter- et transculturels. Ainsi, ce colloque proposera de nouvelles analyses, dont les résultats permettront d’outiller les communautés et leurs décideurs, en faisant intervenir chercheurs universitaires, étudiants et praticiens intéressés par les questions d’inclusion.

On pourra se pencher, entre autres, sur :

  • l’influence des trajectoires des représentants et membres des communautés minoritaires sur les pratiques de l’inclusion et comment en retour ces pratiques ont une influence sur les trajectoires;
  • le rôle des relations familiales, intergénérationnelles, locales ou transnationales, dans la construction des identités individuelles et collectives, creuset de l’inclusion;
  • des domaines-clé et enjeux sur les plans éducatifs, associatifs et religieux, etc.

Par ailleurs, l’objectif complémentaire de ce colloque est d’encourager les approches comparatives, non seulement entre les cas étudiés dans l’Ouest canadien, mais aussi avec d’autres cas ailleurs au Canada, et dans les Amériques. Ces différents niveaux de comparaison servent un double objectif : d’abord, permettre de mieux comprendre certains angles morts, et ensuite contribuer à faire émerger des perspectives et solutions novatrices en matière d’inclusion.

Dates à retenir
31 mars 2016 - Soumission des propositions de communication
20 avril 2016 - Envoi des lettres d'acceptation ou de refus
1 septembre 2016 - Soumission de la version préliminaire de votre article
1 décembre 2016 - Soumission de la version définitive de votre article

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Colloque étudiant sur l'histoire des communautés francophones minoritaires du Canada

Le colloque aura lieu le mercredi 9 décembre à compter de 12 h à salle 0614 du Pavillon Marcel-Desautels. Ce colloque se tient dans le cadre du cours-séminaire HIST 3781 Études choisies en histoire du Canada 1, en partenariat avec Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones de l’Université de Saint-Boniface.

9 décembre 2015, 12 h
Salle 0614, Pavillon Marcel-A.-Desautels
Université de Saint-Boniface

Description
Cet automne, la thématique retenue pour le cours HIST 3781 Études choisies en histoire du Canada 1 est celle du fait francophone canadien en milieu minoritaire. Ce séminaire s’est donné pour objectif de rendre compte, dans une perspective historique, de la diversité de ce fait. LA francophonie canadienne en situation minoritaire se compose de différentes communautés ayant des histoires propres sans pour autant être isolées les unes des autres.

Nous nous sommes penchés sur ces communautés francophones minoritaires des premiers établissements en Acadie et dans la vallée du Saint-Laurent, aux implantations contemporaines en Ontario français, en Acadie de l’Atlantique, dans les Prairies et dans le « Pourtour » (Colombie-Britannique, Territoires et Terre-Neuve). Notre étude du fait francophone minoritaire au Canada a dû tenir compte tant des mutations temporelles que des variations géographiques l’ayant façonné. De même a-t-il été étudié à travers différents aspects ou thèmes : l’économie, les dynamiques de peuplement et la mobilité géographique, les dynamiques d’acculturation, de métissage et d’assimilation, les structures sociales, les institutions et réseaux de sociabilité, le politique, la culture, les idéologies, la vie intellectuelle, la religion, les références identitaires, le juridique et le judiciaire. Le colloque consistera en la présentation des résultats des recherches que les étudiants ont menées à cet effet.

icone_pdf Programme du colloque

Les mouvements indépendantistes en France des années 1960 à nos jours : la tentation du recours au terrorisme

Les Conférences du midi d’Acfas-MB et de l’USB, en partenariat avec la Chaire de recherche du canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones présentent le conférencier Jean-Noël Grandhomme, professeur d'histoire à l'Université de Lorraine à Nancy (France).

10 novembre 2015 de 11 h 30 à 12 h 45
Salle 0615, Pavillon Marcel-A.-Desautels
Université de Saint-Boniface

Description
Après les premières vagues de revendications identitaires du tournant des XIXe et XXe siècles, puis de l’entre-deux-guerres, les années 1960 voient la renaissance et la multiplication des mouvements d’affirmation particulariste en France. A cette époque la plupart des mouvements identitaires subissent une mutation importante, quittant généralement la droite de l’échiquier politique pour le traverser et se porter sur sa gauche, voire sur l’extrême gauche. Ce glissement est particulièrement marqué dans le cadre des indépendantismes basques et bretons. D’un régionalisme ou nationalisme catholique traditionnel on passe à des luttes inspirées par le marxisme dans ses différentes acceptions. Le glissement est en revanche à nuancer fortement en Alsace. La plupart de ces mouvements terroristes (ARB-FLB en Bretagne, Iparretarrak au Pays basque, FLNC en Corse) s’inscrivent dans une logique de « libération nationale » et se rattachent au courant de la décolonisation, avec des références constante aux luttes des peuples palestinien, irlandais, vietnamien, à celles des noirs américains et des Amérindiens. Les liens avec Cuba, la Libye, l’Algérie, le Bloc de l’Est sont fréquents. Le contexte général est celui de la guerre froide.

icone_pdf Notice biographique de Jean-Noël Grandhomme

Troisième conférence Robert-Painchaud

La Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones organise sa troisième conférence Robert-Painchaud, L’interculturalisme québécois et la gestion de la diversité ethnoculturelle. Conférencier invité : Gérard Bouchard de l'Université du Québec à Chicoutimi.

16 septembre 2015 de 17 h 30 à 19 h
Salle Martial-Caron (local 1211)
Université de Saint-Boniface

Vers une appréciation globale des révolutions tranquilles chez les francophonies minoritaires canadiennes

Les Conférences du midi d’Acfas-MB et de l’USB, en partenariat avec la Chaire de recherche du canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones présentent le conférencier Joel Belliveau, professeur d'histoire à l'Université Laurentienne.

10 septembre 2015 de 11 h 30 à 12 h 45
Salle 0615, Pavillon Marcel-A.-Desautels
Université de Saint-Boniface

Colloque international et pluridisciplinaire sur les correspondances et écrits du for privé

Les 27 et 28 aout 2015
Université de Saint-Boniface

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Description
Longtemps l’apanage de la géographie et de la sociologie, l’étude de la mobilité (sociale, professionnelle, géographique, etc.) s’est généralisée aux autres sciences humaines dans les deux dernières décennies, à la faveur de la seconde mondialisation et de l’accroissement des sensibilités individuelles et collectives envers la diversité physique, culturelle, raciale et sexuelle. Cet intérêt s’est ainsi traduit par la mise en scène de certains groupes qui, jusqu’à récemment, étaient ignorés, voire occultés, comme c’est le cas des personnes en situation de handicap. En parallèle, les chercheurs ont élaboré des concepts et se sont donné des outils quantitatifs et numériques sophistiqués pour décortiquer l’évolution des divers types de mobilité ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux.

Dans cette mouvance, des archivistes, des ethnologues, des historiens, des  linguistes, des littéraires, pour ne nommer que ces praticiens de la recherche, ont commencé à étudier les diverses facettes de la mobilité en s’appuyant sur les écrits personnels et les sources orales, pour laisser parler les acteurs sociaux et pénétrer dans leur univers mental, univers fait de représentations, d’idéologies et parfois de mythes. Ces sources longtemps négligées peuvent, en particulier, faciliter l’accès aux expériences individuelles et collectives de la mobilité, et donner à comprendre la manière dont elle a (ou n’a pas) façonné les identités des acteurs sociaux par rapport à d’autres facteurs.

Conférence - La question métisse au temps de la traite des pelleteries

26 mars 2015 de 11 h 30 à 12 h 45
Salle 0615, Pavillon Marcel-A.-Desautels
Université de Saint-Boniface

Description
Dans sa conférence intitulée La question métisse au temps de la traite des pelleteries, Gilles Havard montrera que le monde des coureurs de bois, du 17e au 19e siècle, fut en Amérique du Nord l’un des laboratoires de la pensée du métissage. Il insistera sur le fait que la catégorie de « métis » doit être historicisée et qu’elle ne fut pas nécessairement pertinente pour toutes les personnes et tous les groupes concernés (Européens, Amérindiens). Pour mieux comprendre la question métisse, il propose d’explorer autant l'invisibilité que la visibilité du métissage.

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Colloque interdisciplinaire « Les pays d’en haut »

Colloque interdisciplinaire du projet GTRC Le français à la mesure d’un continent et du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), en collaboration avec la Chaire Langue, identité et migration en Amérique française, la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones ainsi que l’Institut d’études canadiennes et autochtones.

Les 18, 19 et 20 mars 2015
Pavillon Desmarais (salle 12102)
55, avenue Laurier Est
Université d'Ottawa

Description
Les Pays d’en haut, c’est un territoire immense aux frontières changeantes et toujours floues; pour les autochtones, c’est une région conquise; pour les francophones de l’Ontario, des Prairies, du Midwest américain et leurs descendants, c’est une époque, celle des commencements qui leur confèrent une légitimité, celle aussi des grands mouvements socioéconomiques et sociopolitiques qui reconfigurent l’équilibre des forces entre groupes linguistiques.

Mais les Pays d’en haut, c’est beaucoup plus : ce sont des lieux de rencontre entre peuples, entre cultures, entre langues; c’est un espace qui, d’Étienne Brûlé à Alexis Labranche, a fait rêver et inspiré écrivains, poètes et artistes; c’est un territoire où s’inscrivent tensions et dialogues interculturels et linguistiques. Bien connus à certains égards, méconnus à d’autres, les Pays d’en haut ont sus­cité des controverses historiographiques quant à leur nature et leur évolution.

Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) de l’Université d’Ottawa, le Grand Travail de recherche (GTRC / CRSH) Le français à la mesure d’un continent, la Chaire Langue, identité et migration en Amérique française, la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones de l’Université de Saint-Boniface ainsi que l’Institut d’études canadiennes et autochtones de l’Université d’Ottawa veulent contribuer au 400e anniversaire de la présence française en Ontario en organisant ce colloque interdisciplinaire sur les Pays d’en haut.

icone_pdf Appel de communication date de tombée pour soumettre un projet de communication : 31 mars 2014.

Conférence - Gabrielle Roy et le régime seigneurial

26 février 2015
Maison Gabrielle-Roy
375, rue Deschambault

Description
Février 1941 : Gabrielle Roy n’a pas encore amorcé sa carrière de romancière. Alors reporter, elle publie dans Le bulletin des agriculteurs un article intitulé « Mort d’extrême vieillesse ». La future auteure propose une lecture journalistique d’un fait alors contemporain. C’est qu’au début de la décennie 1940, la propriété seigneuriale n’est pas affaire du passé dans la province de Québec. L’analyse de Roy, forte de rencontres avec de « vieux habitants », est plutôt critique à l’égard de cette « vénérable » institution. Elle nous rappelle que près d’un siècle après l’abolition du régime seigneurial (1854), « nous éprouvons encore les derniers effets du régime colonial qu’il [Richelieu] nous imposa il y a plus de trois cents ans ». Il faudra attendre les années 1970, alors que la question seigneuriale ne sera toujours pas réglée, pour que des historiens adoptent une telle position. À partir du regard lucide de la journaliste Gabrielle Roy, la conférence dressera le tableau de la lente agonie et des persistances de la seigneurie au Québec. Au détour, elle proposera aussi une réflexion sur les rapports possibles entre le Québec et la Manitoba en matière d’occupation du territoire.

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icone_pdf Télécharger la biographie du conférencier, Benoît Grenier

Colloque Langages et écritures de l’exil – L’Ouest canadien terre d’asile, terre d’exil

Du 4 au 6 septembre 2014
Université de Calgary

icone_pdf Appel de communication date de tombée pour soumettre un projet de communication : 15  mars 2014.

Conférences Robert-Painchaud

La CRC-MTCF a instauré dès sa première année un programme de conférences annuelles pour honorer la mémoire de Robert Painchaud, un historien décédé prématurément en 1977, qui a contribué de manière significative à la connaissance de l’histoire de Saint-Boniface et du Manitoba, notamment en ce qui a trait à l'étude du peuplement francophone.

La première de ces conférences annuelles aura lieu au Salon Sportex de l’Université de Saint-Boniface le 20 mars 2014, lors de la soirée d’inauguration de la CRC-MTCF (19 h à 21 h). Le professeur Luca Codignola-Bo de l’Université de Genova, présentera une conférence intitulée «  Rome et les débuts de Saint-Boniface (1818-1836) ».

Notice biographique : Luca Codignola est professeur d’histoire nord-américaine à l’Université de Genova (Italie) et professeur associé à la Saint Mary's University (Canada). De 2008 à 2012, il était également directeur de l’Institut d’histoire de l’Europe méditerranéenne du Conseil national de recherche de l’Italie. Il a également été affilié aux universités suivantes : Laval (2000, 2004), Brown (2001), Toronto (2002, 2004, 2006), Minnesota (2002, 2003) et London (2002). Son domaine principal de recherche est l’Église catholique romaine dans les pays de la zone  nord-atlantique au début de l’ère moderne. Il a également publié sur l’histoire des débuts de l’expansion européenne. Parmi ses livres les plus récents, on note Humans in Outer Space: Interdisciplinary Odysseys (2009, dir. avec K.-U. Schrogl); Le Saint-Siège, le Canada et le Québec (2011, avec G. Pizzorusso et M. Sanfilippo); ainsi que Little Do We Know. History and Historians of the North Atlantic, 1492-2010 (2011, dir. [avec ?] M. Binasco). Il a également écrit de nombreux articles et chapitres de livres dont "Quoi de neuf sur la prétendue servitude de Monseigneur Briand (1760 à 1766)? Une nouvelle lecture historiographique de l'après-Trudel à partir des archives romaines," in M. Pâquet et al., dir., Le Saint-Siège, le Québec et l’Amérique française (Presses de l'Université Laval, 2013), 109-131.

Titre et résumé de la conférence

Rome et les débuts de Saint-Boniface (1818-1836)

À la suite d’une entente entre Lord Selkirk, fondateur de la colonie de la Rivière-Rouge et l’évêque de Québec, Mgr Plessis, l’abbé Joseph-Norbert Provencher, un jeune prêtre du Québec, reçut l’ordre, tout-à-fait inattendu, de partir pour l’Ouest et d’y implanter une mission pour la conversion des Amérindiens et de maintenir la foi au sein d’une population extrêmement diversifiée. Nommé évêque en 1820, Mgr Provencher fut très souple et tolérant par rapport à ses fidèles, tout en ne perdant jamais de vue son cadre de référence romain. Pour nombre de problèmes inédits, notamment ceux relatifs aux mariages mixtes (catholiques-protestants, blancs-amérindiens, métis convertis-métis païens), il dut écrire au Saint-Siège, qui lui répondait soigneusement, mais avec sa lenteur proverbiale. En 1835-1836, après une quinzaine d’années d’expérience à Saint-Boniface, l’évêque missionnaire se rendit à Rome pour rencontrer le pape et les cardinaux. Ce fut un grand moment dans la vie de Mgr Provencher.

Inauguration de la Chaire de recherche

L’inauguration de la Chaire avait lieu le 20 mars 2014, juste avant la conférence du professeur Luc Codignola (cf. ci-dessus). Une réception dans le Hall Provencher suivit (vers 21 h). icone_pdf Télécharger l'affiche

Deux autres conférences se tenaient à l’Université de Saint-Boniface au cours de la troisième semaine d’avril 2014

  • 15  avril : Gérard Fabre prononçait une conférence au sujet de Maurice Constantin Weyer. 
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  • 17 avril : Annick Foucrier présentait les résultats de ses recherches sur les francophones de Californie dans le contexte de la ruée vers l’or.
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Ces deux conférences-midi avaient lieu au Salon Sportex entre 11 h 30 et 12 h 45 et un léger goûter était servi.

© 2014 Université de Saint-Boniface