PROFILS | Publié : septembre 2017

Appui linguistique au cœur de l'USB

Étudiante au Service de perfectionnement linguistique

 

Les étudiantes et étudiants de l’Université de Saint-Boniface le connaissent tous. Que ce soit pour améliorer leurs travaux en français ou s’exercer en espagnol oral, ce service de l’USB, unique en son genre, répond à de nombreux besoins. Il s’agit évidemment du Service de perfectionnement linguistique (SPL). Gisèle Barnabé, ancienne et première directrice de ce précieux carrefour langagier, est témoin de son émergence.

Remontons dans le temps. Plus précisément dans les années 1980, une époque où le corps étudiant devient plus hétérogène : l’USB commence à accueillir des diplômés d’immersion et se lance dans le recrutement international. En 1989, le Centre de rédaction est créé. Cependant, à cette époque, le tutorat y est seulement offert aux étudiants de la Faculté d’Éducation.

Ce n’est qu’en 1992 que le SPL voit le jour. Sa première directrice : Gisèle Barnabé. À ce moment, le SPL et la Division de l’éducation permanente (DEP) sont séparés. En 2001, Gisèle Barnabé est nommée à la direction de la DEP et les deux unités relèvent désormais d’une même directrice. « Mettre le SPL sur pied a été le plus grand privilège de ma carrière, partage Gisèle Barnabé. Tout était à faire et le concept de centres d’aide en langue ne faisait que prendre forme dans les établissements postsecondaires. C’était un beau défi à relever. »

À sa création, il est clair que la destinée du SPL est d’être un service d’appui et d’encadrement pour soutenir les étudiants et les professeurs dans leur cheminement langagier. « Pour tous ceux qui ont contribué à la mise sur pied du SPL, la priorité était de mettre l’accent sur la formation, ensuite sur l’évaluation, raconte Gisèle Barnabé. Un enjeu important était de normaliser la question de la langue. Nous voulions que le SPL soit un endroit accueillant, que les étudiants s’y sentent accompagnés et encouragés dans leur cheminement et non pas jugés à cause de la qualité de leur langue. Nous partions du principe qu’il était normal pour des étudiantes et étudiants, universitaires et collégiaux, de progresser dans la maitrise de la langue au cours de leurs études postsecondaires. »

Un des premiers projets du SPL est d’établir un nouveau profil linguistique, afin de diriger les étudiants vers les cours de langue qui leur sont appropriés et un test de maitrise du français écrit afin de mesurer et de reconnaitre leurs progrès.

Grâce à la mise sur pied du SPL, la qualité de l’expression écrite et orale devient l’affaire de tous, non seulement des professeurs de français. Entre autres, le SPL met sur pied des travaux dirigés dans divers cours de langue et appuie le corps professoral dans l’intégration de la langue aux diverses disciplines.
 
Par le biais d’une approche collaborative, le SPL prend rapidement de l’ampleur. De plus en plus de professeurs demandent au personnel du SPL d’animer des ateliers dans leur cours et encouragent leurs étudiantes et étudiants à faire appel aux services de perfectionnement langagier qui leur sont offerts gratuitement. « En peu d’années, le nombre annuel d’heures de tutorat offert au corps étudiant est passé de 400 à 5 000 environ, ajoute Gisèle Barnabé. Le succès connu dans le lancement du SPL reposait sur la consultation, la collaboration et la prise de décisions par consensus. Ainsi, le SPL a gagné l’appui du personnel et des étudiants, devenant ainsi un service hautement apprécié. »

Au fur et à mesure que la clientèle étudiante de l’USB évoluait, l’anglais et l’espagnol se sont greffés aux services du SPL. Peu importe la langue ciblée, les étudiantes et étudiants qui font appel au SPL doivent se retrousser les manches : « Durant ces séances de tutorat, il est essentiel que l’étudiant assume la responsabilité du travail. » La démarche repose sur un échange entre le tuteur et l’étudiant qui tient compte des outils et des connaissances de ce dernier, de ses questions, de ses objectifs et des attentes du professeur. Le tuteur découvre les besoins de l’étudiant et l’encadre dans son cheminement par le biais de maintes stratégies.

De ses premiers moments jusqu’à aujourd’hui, le SPL a bien évolué. Toutes les décisions, comme celle de créer un service de relecture et de traduction, s’inspirent d’une même vision : appuyer tout un chacun dans leur apprentissage de la langue et cultiver leur attachement à la langue.

« Je crois fermement en la perspective de mettre l’accent sur l’encadrement, d’avoir comme point de départ le niveau où la personne qui demande de l’aide se situe, tout en fixant avec elle des objectifs très clairs et atteignables par rapport à son perfectionnement, affirme Gisèle Barnabé. Je suis fière de constater que le SPL a évolué au fil des années grâce à un personnel engagé, un questionnement continu sur les meilleures pratiques et la volonté de s’adapter au profil changeant de la clientèle. »

 

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